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« Black to The Future » : AGANA APPELLE À L'ÉVEIL DES CONSCIENCES DE LA JEUNESSE AFRICAINE

La Dépêche d'Abidjan

Avec « Black to the Future », Agana souhaite faire imposer son « Roosteady » dans la sphère musicale internationale. Ce quatrième album, riche en sonorités, invite la jeunesse africaine à prendre conscience de son potentiel.
Il sait donner du rythme à ses compositions. Au reggae classique, Agana allie désormais groove, roots et même du rock. Du pur « Roosteady » ! Un style musical, propre à lui, qu’il développe continuellement pour obtenir « l’accord parfait ». Même s’il baigne depuis sa tendre enfance dans le reggae, la musique n’a pas été sa vocation première. Koné Alpha Ismaël, de son vrai nom, a d’abord fait de la peinture avant d’être projeté sous les feux de la rampe. « Le Paradis Infernal », le révèle au grand public. Dans cette pièce théâtrale de l’écrivain ivoirien Tiburce Koffi, Agana joue le rôle de Jésus-Christ. Un rôle « porte-bonheur » qui fait remporter à la pièce le prix RFI Gabriel Germinet en 1996.

Quand le Rootsteady s’implante en France

Son arrivée à la musique s’est faite de la plus simple des manières. Agana commence par faire des arrangements d’albums pour ses amis du quartier. C’est le déclic ! Quelques années plus tard, il enregistre en Côte d’Ivoire son premier album, « The Day » en 1996 puis enchaîne avec « Massif » et « Patriote » en 1998 et 1999. Mais le fils aîné d’Alpha Blondy (Ndlr, chanteur international Reggae) voit plus loin. Il s’envole pour la France pour donner une autre coloration à sa musique. De ce projet naît un album international aux sonorités « Roosteady »… Malgré ces albums, la majorité des mélomanes a du mal à mettre un nom sur son visage. « Je suis quelqu’un de très réservé. Quand je n’ai rien à dire, je ferme ma bouche. Mais c’est vrai que je n’ai pas communiqué sur les précédents albums et ça été un péché de ma part… », regrette-t-il.

Black to the Future, un album « 2.0 »

Avec « Black to the Future », album sorti le 30 Septembre 2018 en Côte d’Ivoire, Agana rectifie le tir. Sur les réseaux sociaux, il multiplie les publications pour propulser l’opus au-delà des frontières ivoiriennes. « Les pages YouTube, Instagram, Twitter sont déjà ouvertes en plus du Facebook. Il n’y aura plus de temps mort. », souligne celui qu’on surnomme « Douagré ». Cet album de 8 titres (dont deux remix), chanté en français, en Anglais, en bété parle de l’humain, de son environnement… Le titre « Zou », (la honte en bété) traite du mépris de l’homme. « Je vois que tu me dénigres… Pourtant quand je regarde bien, tu t’adosses sur moi pour pouvoir te dresser… Quelle honte ! », dénonce-t-il.

Son engagement pour son peuple

Agana, c’est avant tout quelqu’un qui aime son peuple. Gagnoa (Ndlr, centre-ouest de la Côte d’Ivoire), la ville d’origine de sa mère y a été pour beaucoup. « J’ai passé mon enfance à Gagnoa et grandi dans cette belle région. J’ai eu une enfance heureuse et à Gagnoa, j’étais quelqu’un qui aimait la nature et les gens autour de moi… », raconte le faiseur de Roosteady. Agana « déteste » tout de même l’expression « Artiste engagé ». Il se considère comme un artiste « militant », « convaincu », « un artiste de compassion », sensible aux souffrances des autres. Pour mener à bien son combat, le fils du pays se veut réaliste. Il est conscient que pour un lendemain meilleur, « son peuple » a une grande part à jouer. « Réfléchissons par nous-mêmes, consommons par nous-mêmes, travaillons par nous-mêmes, regardons-nous dans un miroir qui nous reflète nous-mêmes. Prions dans nos dieux, rêvons dans nos têtes et surtout économiquement, mettons la main dans nos poches. ».


Herika Ouraga



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