La Dépêche d'Abidjan

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Côte d’Ivoire - Chanson « Ahoco » de Safarel : Des femmes portent plainte contre l’artiste pour incitation à la débauche

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Le titre de la chanson « Ahoco » de l’artiste Safarel O’bieng et la chorégraphie qui lui est associée, continuent de faire couler assez d’encre et de salive. La dernière réaction en date, est celle de la confédération des femmes laïques pour la réhabilitation de l'image de la femme (CPRIF). Cette ONG a décidé de porter plainte devant les juridictions compétentes contre l'artiste, pour incitation à la dépravation des mœurs et à la débauche de la jeunesse ivoirienne.

Cette organisation a fait part de sa préoccupation à travers un communiqué de presse dont nous avons reçu copie.

Par la voix de sa présidente, Andrée Jocelyne Douarou, l'ONG CPRIF s’insurge contre la chorégraphie produite par les enfants, au rythme de ce tube qui est d'une suggestivité insupportable. Selon la première responsable de cette association féminine, dans l'exécution de la danse du "Ahoco", l'individu feint de se masturber devant un public. Et d’ajouter « Dans un élément vidéo publié sur les réseaux sociaux, l'on aperçoit un gamin mimant la masturbation au rythme de cette musique ».

A toute fin utile, Andrée Jocelyne Douarou a tenu à rappeler que dans le jargon ivoirien, le terme "Ahoco" renvoie à la masturbation.
Pour la présidente de cette structure, le fait est indéniable. L'artiste safarel O'bieng fait clairement la promotion de la perversité, et son nouveau tube est aux antipodes de l'éducation donnée à nos enfants. « La musique ivoirienne doit faire la promotion des bonnes mœurs et non la promotion de la décadence et de la perversité », a-t-elle martelé.

Ainsi, cette ONG interpelle le gouvernement ivoirien, afin qu’il prenne des mesures idoines, pour la mise sur pied d'un comité d'éthique et de censure pour régler désormais, ce genre de rythmes musicaux qui font la promotion de la dépravation morale. Séance tenante, la CPRIF demande au ministère de la communication de censurer la chanson de l'artiste Safarel O'bieng, sur tous les médias publics et privés ainsi que sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, les femmes réunies au sein de l’ONG CPRIF portent plainte devant les juridictions compétentes, contre l'artiste Safarel O'bieng pour incitation à la dépravation des mœurs et à la débauche de la jeunesse ivoirienne.

Jacob BLAGUE
Correspondant permanent à Abidjan






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