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France - Tension dans le milieu du show-biz à Paris

La Dépêche d'Abidjan

Ils sont ensemble mais pas unis. Les managers, producteurs, promoteurs et concepteurs ivoiriens de Paris sont divisés sur le trône de leur association commune, AMPPC-DIASPO. Une scission matérialisée par la création d’une nouvelle association, l’AISB-Diaspo. Etat des lieux.

La grande famille de la Culture ivoirienne en France va mal. Elle présente des symptômes d’un « mal organisationnel » profond. Ceux qui devaient l’entretenir, l’organiser et lui donner une image digne de ce nom sont dans une guerre perpétuelle de clochers. La division entre les membres saute aux yeux. Nous en avons fait le triste constat vendredi 27 avril 2018 lors de la présentation, à Romainville, dans le 93, de Ivoire Show-Biz Diaspora, une association nouvellement créée.

Depuis le 4 mars 2018, l’AISB-Diaspo est dirigée par Eric Saki, producteur et promoteur de spectacles. Une association sortie des entrailles d’une autre : l’Association des Managers, producteurs, promoteurs et concepteurs ivoiriens (AMPPC-DIASPORA) dont le groupe de Saki Eric se réclame toujours. La scission est partie de l’élection avortée du président de l’AMPPC-DIASPO, il y a de cela quelques mois. Pour Eric Saki et son équipe, l’élection ne s’est pas tenue, mais un président s’est autoproclamé. Une situation dont ils ne pouvaient se contenter. D’où le clash.

« Si nous avons créé l’AISB-Diaspo, c’est parce que nous sommes des personnes sincères. Nous n’aimons pas l’injustice et la cacophonie. Et nous voulons que les artistes vivent de leur art. Nous voulons nous mettre au service de l’art ivoirien dans sa pluralité et sa diversité », déclarait Eric Saki le 27 avril 2018, jour de la présentation de l’association qu’il préside désormais.


France - Tension dans le milieu du show-biz à Paris
Une position que Piékoura Marc Harris alias Marco SFR, président déclaré de l’AMPPC-DIASPORA, et ses hommes réfutent. « Ils ont créé leur association le 4 mars 2018, l’AG constitutive a eu lieu le 5 mars 2018. Ne voyez-vous pas qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ? Le débat n’est plus là, nous, on veut travailler. Ils veulent juste nous tirer par le bas », commente Marco SFR. Et son secrétaire général, Gbogou Blé Eric de préciser : « L’élection n’a pas eu lieu parce que le comité a démissionné à la demande du camp Saki. Ce sont eux qui ont annulé les élections parce qu’ils ont exigé la démission du comité adh’oc, la suspension de la campagne, la suspension du débat médiatisé, que toute la France attendait. Pour finir, ils voulaient que Joss Menjoss soit banni de l’association ».

À en croire Diahoua Criblé Jean Jacques dit Jean-Jacques Washington, « Les deux candidats se sont présentés, il y a eu un comité de transition après la dissolution du comité adh’oc. Du coup, nous nous sommes retournés vers Joss parce que le pouvoir lui revenait. Le 3 mars 2018, Joss lance un appel avec un ultimatum de 72 heures pour qu’ils viennent rejoindre le bureau de transition, ils ne sont pas venus. Le 31 mars 2018, Joss Menjoss a convoqué une AG et Marco a été élu président. Donc le pouvoir n’a pas été donné à Marco. Après son élection, il a appelé Saki qui a opposé une fin de non recevoir. »

On le voit, Eric Saki et Piékoura Marc ne peuvent pas aller en vacances ensemble en ce moment. Encore moins leurs hommes. Les deux leaders dirigent deux camps arcboutés sur leurs positions et qui se regardent en chiens de faïence à la limite. Et pourtant, l’AMPPC-DIASPORA, l’association au chevet de laquelle ses « enfants » se « déchirent » a pour vocation première de fédérer les hommes du show-biz de la diaspora ivoirienne, réguler les évènements culturels et aider ses membres en cas de besoin. On attend toujours ce moment.
Une médiation serait en cours dans le but de rapprocher les deux parties.

T. Georges Eddy



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