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Portrait/ Iness Affri : La graine ivoirienne qui pousse à Boulogne Billancourt…

La Dépêche d'Abidjan

Sociétaire de l’Athlétic Club en équipe féminine sénior de Boulogne Billancourt(ACBB) depuis seulement deux saisons, Inès Hauriane Affri, 18 ans, en est déjà devenue un leader technique. Grâce à sa technique pure et son goût poussé pour les buts. En 21 journées, elle en a déjà claqués plus de 25. Lumière sur cette pépite de demain.

Elle voit grand. Elle voit loin. Mordue de football depuis sa tendre enfance, Inès Hauriane Affri, 18 ans, sociétaire de Boulogne Billancourt (District 1 Haut de Seine) n’a d’yeux que pour cette discipline sportive. « J’ai toujours aimé le football. C’est tout ce que j’ai toujours voulu faire depuis ma naissance. Pour moi, tout passe après le football. Si je n’avais pas joué au foot, je ne saurais pas ce que je serais devenue, tellement ce sport a pris une place importante dans ma vie», affirme la native de Sèvres(Paris) et originaire de Didia (Ouragahio-Côte d’Ivoire). Née d’un père, Hyacinthe Affri Sahié, ex- footballeur professionnel à Lyon (France) et d’une mère, Ange Tiama, ancienne handballeuse à Djamo Djamo de Bouaké (Côte d’Ivoire), le sport en général, et le football en particulier, est donc génétique chez cette franco-Ivoirienne.
Même pour avoir le baccalauréat option vente et intégrer une école supérieure de commerce comme étudiante présentement à Paris, il a fallu que sa mère la « menace » d’interdiction de pratique du football. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle décroche le diplôme avec mention très bien. Pour dire combien de fois l’attaquante de Boulogne Billancourt est prête à consentir tous les sacrifices pour pouvoir pratiquer la discipline qu’elle a dans les veines : le football.
Benjamine de son équipe, Inès Affri nourrit une ambition à la dimension de son amour pour le foot. « Dans un premier temps, je veux progresser et évoluer dans un club professionnel. A partir de là, travailler pour intégrer la sélection ivoirienne ou française c’est selon. Après quoi, devenir, à l’avenir, la meilleure footballeuse du monde. Et je vais tout faire pour que ce rêve-là se réalise ». Ambition légitime. Une chose est certaine, cette footballeuse a du talent à l’état brut. Véloce, passeuse et buteuse sans répit, elle s’est rendue très importante au sein de son club. A telle enseigne que ses encadreurs techniques et coéquipières ne jurent que par elle. En 21 journées de championnat, l’Ivoiro-française a inscrit 25 buts en 21 journées.

En plus d’être la meilleure buteuse, elle est celle qui distille le plus grand nombre de passes décisives. « Elle a de grosses qualités. C’est quelque chose de rare au football féminin. C’est un profil avec une grosse puissance et une grosse agressitivité. Pour le moment, on lui apprend à mieux se déplacer. Mais elle a encore un travail physique et mental à faire pour se parfaire », note son entraîneur, Benoit Kuczkowiak. Et l’adjoint, Lisboa Eric, d’origine brésilienne, ne dit pas autre chose. « Pour moi, elle n’est pas une simple buteuse, c’est une vraie attaquante complète avec des qualités intrinsèques développées ; puissance, technique, frappes, provocations. Elle fait plus de passes décisives qu’elle ne marque. C’est la meilleure joueuse de l’équipe. Elle a un gros potentiel, mais il faut qu’elle se fasse davantage confiance et continue de travailler au plan physique ». En gros, Inès Affri a un énorme potentiel reconnu de tous. A elle de travailler et transformer son rêve de devenir la meilleure joueuse du monde en réalité un jour.

Georges Eddy



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