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[Tribune] Laurent Gbagbo : la dignité d’un procès

La Dépêche d'Abidjan

Entamé en 2016, le procès de Laurent Gbagbo devant le tribunal de la Cour pénale internationale qui reprend le 13 novembre constitue un enjeu majeur, à la fois pour le maintien de la concorde en Côte d’Ivoire mais également pour la légitimité et la crédibilité de la CPI.

Soyons parfaitement clairs : nous ne savons pas aujourd’hui si l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, emprisonné depuis avril 2011 et transféré à La Haye en novembre 2011, est coupable des crimes contre l’humanité dont on le soupçonne et il n’appartient qu’à une juridiction indépendante d’en juger.
La procédure devant la Cour pénale internationale (CPI) semble s’éterniser et, compte tenu de sa complexité, nous ne sommes pas près d’en voir la fin. Après que, au début de l’année 2017, quatre dirigeants africains avaient demandé sa libération, ses avocats ont demandé son acquittement en mai dernier en invoquant l’absence de preuves incontestables et solides et des témoignages surtout à décharge.
Une décision pourrait être rendue en décembre au plus tôt par la Cour sur la base des éléments à charge et à décharge dont les juges pourraient bénéficier. L’ancien chef d’Etat ivoirien est d’ailleurs dans le box des accusés en même temps que Charles Blé Goudé, son ancien ministre de la Jeunesse. Le procès, entamé en 2016, a été suspendu le 3 octobre 2018 et devrait reprendre le 13 novembre.
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